L'eau tonne
Le marchand de marrons est revenu sur la place centrale, et les effluves d'automne. Dans le noir de la nuit je retiens mes larmes, tentant de me forcer à penser à autre chose, mais le sommeil ne m'observe que de loin, il n'est pas dupe. Alors les yeux rivés sur la lumière du lampadaire orange dehors j'éclate en sanglots.
Je me demande souvent s'il est normal de pleurer autant, ou si. Je fais du thé froid cannelle, achète du vernis châtaigne et me demande s'il est bon ou dangereux de vivre sans penser trop. Bonjour, je cherche ma place.
Par aubes, le Mardi 28 Septembre 2010, 18:52.
Commentaires
ecilora
28-09-10 à 22:37
Bonsoir, je dois en être au même point, actuellement. Tout en bas des montagnes russes. Coincée, bloquée. Ayant la tête en l'air sans jamais s'en rapprocher. L'eau bouille.
Je t'embrasse.
Répondre
Re:
passionnee-par-les-reves
29-09-10 à 00:46
Et bien demoiselle, faites repartir le manège parce que nous, on attend notre tour dans les montagnes russes. Tu as assez stagné, allez hop, fais repartir la machine...
Répondre
Re:
aubes
30-09-10 à 22:27
Ce qui est bien quand on est tout en bas, c'est que l'on remontera dès qu'elle se remettront en route. N'a-t-on pas besoin de ces pauses, au fond?
Répondre
Re:
ecilora
30-09-10 à 23:03
Le manège ne peut que repartir. Et même si ce n'est pas le cas, quelqu'un viendra m'en sortir. Mais les premiers instants sont toujours effrayants, tu sais, la peur de ne pas s'en sortir. Après, la tête reprend sa place sur les épaules. Et pause, oui. Souffler.
Des bisousrires
Répondre
passionnee-par-les-reves
29-09-10 à 00:45
Ceci ressemble à une écriture automatique si bien dosée qu'elle ne peut réellement l'être.
Bonjour, je cherche le vendeur de chataignes mais la place est trop grande pour le trouver.
Répondre
Re:
aubes
30-09-10 à 22:32
Une écriture automatique? c'est drôle, je n'y aurais pas pensé. Ces phrases me semblent assembler les mots trop communément pour créer l'effet surprenant d'une écriture automatique.
Répondre