Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Page principale

Lundi (26/12/11)

Oh. Revoir.

Ecrire. Effacer. Ecrire. Corriger. Effacer. Ecrire. Effacer. Tout ce qu'il y a eu avec toi, est comme un paysage qui refroidit. Qui se cristallise. Et se fige. Parfois, tu le traverses ce paysage - parce que tu m'écris un texto ou que je te croise vite vite. Tu le traverses et tu laisses comme des pas dans la neige, des pas qui s'estompent vite vite. Comme un paysage derrière un miroir qui ne me laisse plus traverser. Un paysage anesthésié. Un miroir qui peut-être deviendra de plus en plus opaque, de plus en plus dur. Paysage. Gardien. Miroir. Que je n'explorerai peut-être plus jamais ce paysage. Parfois en silence je pleure, très doucement, comme cette nuit dans un hôtel tchèque où à tes côtés mon corps tressautait de sanglots muets. Je sais qu'on pleure tous on a tous des paysages qu'on n'explorera peut-être plus jamais. Avant d'en créer d'autres.

Par aubes, 18:56.

Lire la suite ( rien )

Mercredi (30/11/11)

With. Out

Accepter la douleur c'est ce que je me suis dit durant le cours tout à l'heure. Ma nausée digérait quelques images de toi - et d'une fille, un noeud bizarre s'était formé dans mon estomac. J'en ai pris conscience très clairement, j'ai pensé alors c'est ça la douleur. Ce truc là sous ma peau. Le deuil? Un peloton qui emmêlait mes souvenirs de toi, tous les espoirs que j'avais mis en nous et ma foi et ma confiance. C'est le deuil, accepter parce qu'on ne comprend pas et que ça devait être comme on le voulait, parce que ça a été à peu près comme on le voulait pendant 2 ans. Accepter la douleur, accepter la digestion, accepter la guérison parce qu'au final ce n'était peut-être simplement. J'aurais voulu qu'on s'aime et que ça finisse comme dans les belles histoires - pourquoi faut-il toujours tant de détours.
Evidemment, ça aussi, ça passera.

Beethoven comme un baume pour ma peine de coeur.

Par aubes, 12:05.

Lire la suite ( rien )

Smash into.

Et mes ongles peints pour ne surtout pas perdre mes mains. Je flotte entre le brouillard levé du lac, d'une journée à l'autre, d'un visage à l'autre, d'un livre à l'autre. Je flotte, mes yeux se brouillent un peu n'importe où, surtout à la bibliothèque quand je ne trouve plus de raison de travailler, surtout quand soudain j'ai l'impression d'être vidée de toutes mes forces et de toutes mes ressources. Je ne retrouve l'aube, ni les aubes, aucune de ces lueurs, l'aube ne peut plus se lever puisqu'il a cessé de faire nuit et jour, puisque ce n'est plus qu'un brouillard étouffant.

Par aubes, 12:02.

Lire la suite ( 2 mots )

Mercredi (19/10/11)

I know I am someone

ça peut être si furtif. apercevoir quelques photos - images d'un temps heureux. pourquoi le présent le serait-il moins? relire un message empli de cette chose banalisée mais irremplaçable qu'on ne sait plus comment prendre ni donner, communément appelée amour. Stay inspired. Inspired. spired. pourquoi obéir à la ponctuation pour mettre des majuscules. ne pas connaître le nom des pissenlits lorsqu'ils ne sont plus qu'une touffe de minuscules parapluies ne m'a jamais empêché de les souffler. dans l'air, comme ça. tout n'est que vanité, si? suis les voies de ton coeur, disait un vieux sage que même la Bible cite. les voies de mon coeur sont des chemins de traverse, de fer, de forêt qui partent dans tous les sens sans arriver jamais à Rome. lequel, alors? tous peut-être. sans revenir en arrière et traverser les champs, les prés, en courant. Me rouler dans l'herbe et rire au ciel, aussi gris soit-il. Je cherche le moindre soleil, ne pas oublier. déshabillons-nous de notre méfiance, entrons dans la danse.

Par aubes, 22:54.

Lire la suite ( 2 mots )

Vendredi (07/10/11)

D'à côté de la plaque

Soudain toi, le monde et les autres m'avez semblé loin, comme si j'allais devoir prendre une barque, la pousser sur l'eau lisse, m'y tanguer pour vous rejoindre. L'eau insondable, l'eau monstre bâillonné. Glisser sur la surface, fil odeur de ciel. Dimanche soir l'amour de mes 7 ans m'a interpelée dans la foule. Oh il n'a pas changé, et moi non plus paraît-il. Moi qui croyait que oui. Plus tard Y. soudain derrière moi murmurait d'une voix qu'il avait sans doute voulue sensuelle: vous attendez le bus pour P*ris mademoiselle? Parfois je pense en termes d'années-lumière et je me demande à quel point tous les autres se sentent autant à mille lieues des gens, des choses, que moi. Parfois je me souviens que l'image que je pense renvoyer n'est pas du tout celle que je renvoie réellement, et que c'est con tout ce temps que je perds à imaginer la manière dont on me perçoit. Parfois je peins mes ongles en rouge et je réfléchis longuement à comment cela s'accorde à la façon dont je suis habillée. Je voudrais sortir de tous mes préjugés, de mes inquiétudes déplacées, de mon orgueil, de ma rigidité, remonter sur cette foutue plaque qui ne peut toujours être qu'à vos côtés. Ce soir mon frère allait au cinéma, j'ai eu envie qu'il y aille avec une fille alors je ne lui ai pas demandé avec qui, pour qu'il garde son secret comme un trésor qu'il aurait enfin trouvé.

Par aubes, 10:18.

Lire la suite ( rien )

Mercredi (17/08/11)

Conditionnel imparfait

A chaque retour, je me demande ce que je trouverai dans ma pile de courrier et à chaque retour, ta lettre n'y est pas. Cesser de s'y attendre mais oh dis-moi, ta lettre ne viendra-t-elle pas. D'attentes trop déçues peut-être j'ai puisé cette intarissable envie de m'en aller. Pour revenir un jour où la lettre serait arrivée.

Par aubes, 00:23.

Lire la suite ( 2 mots )

Des rives

A quelqu'un j'avais envie d'expliquer. Que j'avais trouvé le toit du monde. Quelque part au milieu des flots, où l'on voyait le silence laisser des traces à l'arrière des bateaux, où l'on voyait le calme étendre ses ailes de mouettes, où l'on voyait le soleil voguer doucement sur le fil tendu de la rondeur du monde. J'étais sur le toit du monde, j'ai fait le tour de la petite église perchée sur cette colline et comme une marée l'apaisement m'a envahie.

Par aubes, 00:23.

Lire la suite ( rien )

Mercredi (13/07/11)

Déchrysalidée

Et la pluie. Les autres ont déserté l'appartement, j'aime tant, ces moments seule, déshabillée de tout ce que je ne peux pas dire, de ce que je ne sais pas exprimer, nue de mes sourires de remplacement, défaite de mes cris d'enthousiasme déguisé. Déchargée de mes évitements furtifs, déliée de mes yeux détournés de leurs regards. Soulagée de ma maladresse. Pluie, tombe encore veux-tu? Mais cesse, juste avant qu'à mon tour je ne fuie.

Par aubes, 16:28.

Lire la suite ( 2 mots )

Peu avant deux heures du matin, rire pour rien

Ses pieds nus sur la scène. Danse. Danses. Sa voix rauque. L'atmosphère étouffante. Les frissons à cause d'un courant d'air. L'envie furtive, presque imperceptible, que je me refuse, lorsque Al. me frôle, ce jeu que je ne m'avoue pas, ses yeux bleus, ses boucles blondes et mes cris lorsqu'il me chatouille. Une place au soleil sur un des fauteuils en terrasse, je m'y assoupis au milieu des festivaliers, des passants. Une conversation spontanée avec de nouveaux visages alors que je demandais juste à m'asseoir pour lire. Tandis que je pars ils me disent de revenir lire par là, "on te garde une place" - ça m'a touché. Disons, effleuré. Peu avant deux heures du matin, rire au comptoir avec Lucie, pour rien. Une tresse autour de ma tête, des compliments sur la robe à la Arlequin que C. m'a prêté. Un moment d'apaisement sur l'herbe du jardin, un matin d'été. Et le lac, toujours, et l'eau miroir, toujours. Soleil, brume froide, ciel pâlement pourpre. Musique, toujours. Ses pieds nus et puis sa simplicité, et puis un morceau improvisé au piano. Distance. Une drôle de concept que la distance n'est-ce-pas? Intouchable. C'est ce que je voudrais être parfois, comme quand ma gorge se resserre. Je ne parviens pas à faire semblant. Tant mieux. Vulnérable. Qui sait. Lucie pensait que j'avais bu, alors que non, ça fait juste tellement de bien, oh que de rire pour rien, peu avant deux heures. Du, matin.

Par aubes, 15:53.

Lire la suite ( 2 mots )

Mercredi (06/07/11)

Patte de mouche

Tension. Tes mains, longues, un peu fines. Tu m'en as tendu une, alors je me suis allongée près de toi. Voilà, comme ça, soudainement, nous étions tout près l'un de l'autre. Je ne t'avais jamais vu d'aussi près et soudain tu étais là. C'était après.

Tu m'attendais, assis par terre contre la façade d'un bâtiment à lire. J'étais en retard évidemment et je suis venue m'asseoir à tes côtés, vite avant que tu ne relèves la tête - pour que soudain je sois là sans que tu ne me voies arriver. Tu fumais évidemment. Je t'ai posé ma question facile, quels plans pour tes vacances, tu m'as parlé de la mer, peut-être alors le coeur frappant j'ai sorti Océan Mer de mon sac. Tu ne connaissais pas. Banalités, nous n'avons parlé que banalité en comparaison avec. Après.

J'ai tressailli lorsque tu as glissé, je vais beaucoup penser à toi alors, puisque je l'aurai tout le temps sur moi. Comme ça l'air de rien, alors que nous cherchions une Fn*c. Je te devais un peu d'argent, tu as voulu un R*mbaud.

De quoi me faisais-tu peur? Evidemment, j'ai trouvé un prétexte pour me défiler un peu, l'air de rien. Un théâtre. Tu me l'as dit ça t'avait déçu. J'irai quand même. Nous nous quitterons dans le métro, à nous regarder étrangement, sans savoir comment faire. Tension. J'espère que tu es forte en au revoir parce que...
Tu me tendras un bloc notes, pour mon adresse. Je l'appuie sur une boîte à journaux, mon coeur cogne un peu et mes mains tremblent et en voulant le cacher je ne peux qu'écrire très mal, encore plus mal que d'habitude.
Je te tends ma joue. Tu me serres d'un peu plus près que d'habitude, d'un peu plus fort, soudain. Je tente de partir vite, alors je me trompe de direction et en plus je me retrouve devant l'escalator montant. Maligne. Tu as vu. Mon trouble?

Moi, maîtriser exactement, tout, ce que je fais? Toi comme un gamin, d'habitude tant d'assurance, et face à moi si décontenancé que tu ne savais plus comment te comporter? Tu m'en diras tant. Tu sais parler, n'est-ce pas. Tu as mis le doigt dessus. Sur cette ambiguité, tu as trouvé quelque chose de palpable entre nous et tu as mis le doigt dessus. En te regardant parler j'ai admis intérieurement que décidément, oui je te trouvais quelque chose.

Il y aura ton message que je lirai trois heures plus tard, qui cognera encore dans ma poitrine, une euphorie, brume agitée sous les côtes. Tu es fou comme j'. Et je n'hésiterai que pour de faux à attraper une rame qui traversera la ville.
Tu arrives à la bouche au moment où j'en sors, au moment où il se met à pleuvoir. Nous partons dans les rues, les pentes de la butte, les contours. Il y a des éclairs. La pluie qui s'arrête et reprend et s'arrête et reprend. Parfois je te sens me regarder, mon profil n'est-ce pas, comme tu le disais, et je souris, en faisant exprès de ne pas tourner la tête, pour que tu aies peut-être l'impression de me voler un instant sans que je le sache. Tu les fumes, les unes après les autres.

Chez toi, tu me tendras la main, allongé sur ton lit, matelas posé sur le soleil. Sur le sol, pardon ça m'a échappé, et soudain tu seras tout près. Soudain tes doigts glissent en dessinant le contour de mes épaules, de mes clavicules, de mes bras. Fragile, c'est le terme que tu utilises. Et soudain je suis là, au creux de ton cou.
"Si je l'embrasse, c'est pour mieux l'étouffer". Je te demande de m'étouffer et tu réponds que tu aurais trop peur de me casser en mille morceaux.

Plus tard tu parleras des fleurs que tu ne saurais offrir fleurs qui ne pourraient être aussi belles que celles imprimées sur ma combinaison. Qui m'habille si bien dis-tu.
Tu sais parler. Et je sais que ce n'est pas pour cette raison que tu profites de le faire. Tu sais parler, c'est tout. Je crois.

Un café noir derrière les volets encore fermés, après si peu de sommeil. Je te sais me suivre des yeux, j'écoute le bruit de mes pas sur l'escalier, je parviens à le faire sautillant, léger, c'est la dernière chose que tu entendras de moi, et moi je t'entends refermer la porte tandis que j'atteins l'étage du dessous.

Par aubes, 12:33.

Lire la suite ( 4 mots )

Remonter encore le temps

Miroir

Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

Fragments

Je tombe alors au fond de moi-même, je coule et je prends plaisir à ces retours vertigineux de la conscience quand je suffoque et me noie. La vie défile à toute vitesse comme un vieux film recollé, plein de déchirures, de trous, de scènes ridicules, de personnages à l'envers, de titres démodés pour s'arrêter soudain sur une seule image, qui n'est pas toujours la plus belle, mais qui devient lumineuse à force de fixer l'attention.

B. Cendrars



Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

C. Baudelaire



-Quelquefois je me demande ce que nous sommes en train d'attendre.
Silence.
-Qu'il soit trop tard, madame.

A. Baricco



"Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m'avoir connu."

Saint-Exupéry



Framboisier


Réagir :
Nom
Adresse web

Allers simples

Mapemonde

Impasses